L’USLD est attendue à Hazebrouck (DH), ce samedi soir, pour le dernier tour de Coupe de France avant l’entrée en lice des Ligue 1 (32es de finale). Dunkerque veut rejoindre ce stade de la compétition, comme l’an passé, contre Rennes. Il fera face à un club dirigé par Frédéric Persoon, ancien joueur et entraîneur à l’USLD. Entretien.

1826044391_B977243264Z.1_20151204182615_000_GMO5O6TMK.1-0Face à l’USLD, son ancien club, Frédéric Persoon espère que ses joueurs vont se transcender. Hazebrouck rêve des 32 es de finale.

Frédéric, face à l’USLD, l’exploit vous semble possible ?
« Bien sûr qu’il y a une possibilité. Sinon, on ne joue même pas le match. Mais il faudra sauter sur les occasions. Être costaud. Et que Dunkerque ne joue pas à son niveau habituel. Il y a trois divisions d’écart, ça compte. On n’oublie pas qu’ils jouent en National. Une montagne se dresse face à nous. Mais il y a aussi l’histoire de David contre Goliath. Et tout le monde connaît la fin… Pourquoi pas ? Je veux en tout cas que mes joueurs vivent ce match comme si c’était le dernier. »
Vous n’avez rien à perdre ?
« On n’a pas rien à perdre. On peut jouer ce match avant dans nos têtes, ne pas être concentrés et en prendre 5. Derrière, on a le championnat, où l’on n’est pas bien (Hazebrouck est lanterne rouge de DH). Mais on a plus à gagner qu’à perdre. »
De quoi vous méfiez-vous le plus, à Dunkerque ?
« C’est une équipe athlétique, rigoureuse et avec des atouts offensifs, notamment sur les côtés. Forcément, ils ont des trucs en plus. Mais je ne vais pas faire peur à mes joueurs, ça ne sert à rien. »
Quelles sont les clés pour réaliser une sensation ?
« 1. Il faut déjà qu’on soit capables d’être galvanisés par l’ambiance, les supporters. 2. Notre solidarité. 3. Répondre physiquement au défi physique. Encore une fois, Dunkerque est plus fort. Il ne faudra pas être bon. Pas être excellent. Il faudra que mes joueurs fassent le meilleur match de leur carrière. »
Vous avez réalisé un joli parcours (élimination de deux CFA, Arras et Aubervilliers). On imagine que ça donne de la force, que ça permet d’enlever les complexes ?
« Complètement. Les complexes sont au vestiaire. Ces victoires contre des CFA, on les a réalisées. Ce n’est pas du vent. C’est un levier positif. On a fait les choses pour être dignes d’équipes de CFA. Maintenant, c’est le cran au-dessus. »
Vous parlez de levier. Sur un plan personnel, ce match doit être particulier pour vous. L’année de la descente de l’USLD en CFA2, vous espériez remplacer Nicolas Huysman. Ludovic Pollet vous avait été préféré. C’est un moteur supplémentaire, si besoin est, de retrouver Dunkerque ?
« Non. J’ai eu de l’amertume sur l’instant. Avec le recul, je me dis que j’ai été joueur, que j’ai eu la chance d’être entraîneur adjoint à Dunkerque. Ensuite, de l’équipe réserve. C’est positif, malgré tout. Dunkerque m’a permis d’exprimer ce que j’avais au fond de moi : être entraîneur nº1. J’ai pu aussi montrer ces dernières années que j’avais quand même des qualités, que j’étais capable de faire de bonnes choses avec une équipe de DH. »